Le Fushia mange indien: il bouffe ta moule!

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Illustration chronique
Crossed
Garth Ennis
Par: prophet

Présentation de l'oeuvre

L'auteur de la série déjà trés remarquée The Boys s'attaque ici au thème trés à la mode des zombies. Du coup énorme coup de coeur de mon côté et du coup petite chronique...

Chroniques

Les zombies (au sens trés large) c'est ultra tendance dans la BD. Le gros gros succés du moment c'est Walking Dead (auquel je n'accroche pas) mais ce block buster cache des oeuvres moins connues au potentiel non négligeable. Crossed rentre dans cette catégorie.

Garth Ennis c'est le créateur des séries déjà importante que sont Preacher et The Boys. Sa recette? Enormément d'humour choc, beaucoup de gore et pas mal de sexe. Mais là où le monsieur a du talent c'est qu'il arrive à mettre un sens derrière la façade trash de toutes ses créations.

Du coup même formule gagnante sur Crossed. Les questions du type comment est-ce arrivé? De quoi souffrent ces gens? comment les buter? sont vite évacuées au profit du vrai propos: combien peut coûter la survie?
Je vais pas vous gâcher la surprise de ce par quoi passent les personnages mais trés vite la question de survie devient la question de garder ou perdre son humanité (bien sûr il y a l'espoir qui pointe son nez à moultes reprises ainsi que la pitié). Il y a peu de passages réjouissants dans cette histoire là mais pas une seconde on regrette de l'avoir entamée.

Autre gros point positif, ici les zombies ne sont pas décomposés: ils ont une croix qui se dessinent sur le visage. Ils ne sont pas non plus complètement demeurés. Ca reste des mort-vivants donc des Zombies mais rien à voir avec les monstres à Romero.

Pas grand chose à dire sur le dessin, je l'ai trouvé un peu trop clean par moment mais on trouve tout de même des sacrés réussites de façon ponctuelle (souvent dans les scènes les plus barbares...). Ce n'est donc pas LE point fort de la bd. Dans l'ensemble le suggestif n'est pas mis à contribution ici, ni tellement l'émotionnel (c'est à mon avis volontaire) du coup on a tendance à imaginer que Jace Burrows ne s'est pas exprimé autant qu'il aurait pu le faire. (Il y a une exception notable lors de ce qui est probablement la scène la plus dérangeante du bouquin mais je ne peux en parler sans en dire trop)

Au final, et des fois que je n'aurai pas été clair: foncez sur les deux premiers tomes de la série. Ca se mange sans faim! Et puis après il y a bien des chances pour que vous n'ayez plus faim...

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